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Qu'est ce que ... l'Intelligence Artificielle ? - La définition du mois

Décryptage autour de l'IA / 18 avril 2019

Le terme “intelligence artificielle” crée par John McCarthy (1956) est souvent abrégé par le sigle “IA” (ou “AI” en anglais, pour Artificial Intelligence).

Il est défini par l’un de ses créateurs Marvin Lee Minsky comme “la construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont, accomplies de façon plus satisfaisantes par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que : l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique”

Cette imitation peut se faire dans le raisonnement (par exemple dans les jeux ou la pratique des mathématiques, dans la compréhension des langues naturelles, dans la perception visuelle ou auditive ou par d’autres capteurs.

Même si globalement, elles respectent la définition de Minsky, il existe un certain nombre de définitions différentes de l’IA qui varient sur deux points fondamentaux :

  • Celles qui lient la définition de l’IA à un aspect humain de l’intelligence, ou à un modèle idéal d’intelligence, non forcément humaine, nommée rationalité
  • Celles qui insistent sur le fait que l’IA a pour but d’avoir toutes les apparences de intelligence (humaine ou rationnelle), ou que le fonctionnement interne du système d’IA doit ressembler à celui de l’être humain et être au moins aussi rationnel.

L’intelligence artificielle forte

L’intelligence artificielle forte fait référence à une machine capable de produire un comportement intelligent, mais aussi de disposer d’une réelle conscience de soi, de « vrais sentiments » (quoi qu’on puisse mettre derrière ces mots), et « une compréhension de ses propres raisonnements ».

Selon les tenants de l’IA forte, si à l’heure actuelle il n’y a pas d’ordinateurs ou de robots aussi intelligents que l’être humain, ce n’est pas un problème d’outil mais de conception. Il n’y aurait aucune limite fonctionnelle (un ordinateur est une machine de Turing universelle avec pour seules limites celles de la calculabilité), il n’y aurait que des limites liées à l’aptitude humaine à concevoir les logiciels appropriés (programme, base de données…). L’IA forte permet notamment de modéliser des idées abstraites.

L’intelligence artificielle faible

La notion d’intelligence artificielle faible constitue une approche pragmatique : chercher à construire des systèmes autonomes (pour réduire le coût de leur supervision), des algorithmes capables de résoudre des problèmes, etc. La machine « simule » l’intelligence ou « reproduit » l’intelligence selon les courants de pensée.

Aujourd’hui la plupart des techniques d’intelligence artificielle sont inspirées de l’IA faible.

L’intelligence artificielle s’inscrit dans la droite succession de ce qu’ont été la recherche opérationnelle dans les années 1960, la supervision dans les années 1970, l’aide à la décision dans les années 1980 et le data mining dans les années 1990.

L’intelligence artificielle symbolique

Elle est fondée sur la modélisation du raisonnement logique, sur la représentation et la manipulation de la connaissance par des symboles formels. C’est une approche top-down, qui s’appuie sur l’intersection entre logiques philosophiques et mathématiques. Plus prosaïquement, il s’agit de systèmes experts qui reproduisent par des règles des décisions.

Définition issue du livre Mon directeur marketing sera un algorithme de Stéphane Amarsy

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